CTNPT 055 : Évaluation de l'immunogénicité et de la durabilité de la vaccination contre la variole du singe chez les personnes vivant avec VIH
Les vaccins à l'heure d'une double pandémie : le vaccin contre la COVID-19 chez les personnes vivant avec VIH
À propos de l'étude
Cette étude vise à évaluer la capacité d’un vaccin initialement conçu contre la variole à exercer un effet protecteur similaire contre la variole du singe chez les personnes vivant avec VIH. Des prélèvements sanguins seront effectués à un seul moment, environ deux ans après la vaccination, afin de comparer les réponses immunitaires chez les personnes VIH et celles qui ne le sont pas. L’objectif est de mieux comprendre si le vaccin est capable de susciter une réponse immunitaire protectrice contre la variole du singe chez les personnes VIH. Les résultats de cette étude permettront également d’orienter la conception de futurs vaccins et de stratégies vaccinales destinées aux personnes VIH, notamment en ce qui concerne la nécessité de doses de rappel.
Contexte
La variole du singe est une maladie causée par un virus à ADN de la même famille que celui de la variole. Dans le passé, elle était principalement présente en Afrique centrale et occidentale. Cependant, depuis mai 2022, davantage de cas de variole du singe ont été signalés à travers le monde, y compris au Canada et en Amérique du Nord.
Afin de protéger la population contre l'infection, les personnes présentant un risque élevé d'exposition ou de développer une forme grave de la maladie ont pu se faire vacciner. Ce vaccin, initialement développé pour prévenir la variole, offre également une protection contre la variole du singe. Il a été utilisé lors de l'épidémie de variole du singe de 2022, car il était déjà disponible. De plus, les personnes âgées de plus de 55 ans ou celles nées dans des pays autres que le Canada ont peut-être également reçu ce vaccin contre la variole lorsqu'elles étaient jeunes.
Les personnes vivant avec VIH être plus vulnérables à d’autres infections virales et bactériennes, et leur réponse immunitaire peut s’avérer moins forte ou moins durable que celle des personnes non infectées VIH. Parmi les personnes infectées par le mpox en 2022, un pourcentage élevé était constitué de personnes vivant avec VIH. Ces personnes ont également été malades plus longtemps et ont présenté des symptômes plus intenses que celles qui n’étaient pas infectées VIH. De plus, de nouvelles épidémies de variole du singe ont été signalées dans d’autres régions du monde depuis 2022. Bien que ces épidémies impliquent différentes formes du virus de la variole du singe (appelées « clades »), on estime que la vaccination contre un clade offre une certaine protection contre les clades futurs. Pour ces raisons, il est important d’étudier l’impact à long terme de la vaccination contre la variole du singe sur la réponse immunitaire chez les personnes vivant avec VIH.
Approche de l'étude
Au total, 80 personnes de la Clinique médicale L’Actuel à Montréal seront invitées à participer à cette étude. Des prélèvements sanguins seront effectués chez des personnes VIH et VIH, de novembre 2025 à février 2026, soit environ deux ans après les campagnes de vaccination contre la variole du singe menées à Montréal. Compte tenu de ces différents facteurs, quatre groupes distincts de participants seront constitués, pour un total de 80 participants :
- Personnes n'ayant pas reçu le vaccin contre la variole du singe : VIH(20 personnes) et VIH(20 personnes)
- Personnes ayant reçu le vaccin contre la variole du singe : VIH(20 personnes) et VIH(20 personnes)
Au sein de chacun de ces groupes, certaines personnes peuvent avoir été vaccinées contre la variole dans le passé, généralement pendant leur enfance. Les vaccinations antérieures contre la variole seront consignées, car elles peuvent avoir une incidence sur les résultats et faciliter leur interprétation.
Les chercheurs compareront les différences dans le nombre de cellules CD4+ entre les groupes. Étant donné que les cellules CD4+ déclenchent l'action des autres cellules immunitaires, un nombre réduit de cellules CD4+ rend plus difficile la réponse de l'organisme à une infection. Les chercheurs examineront également les niveaux d'anticorps et le nombre de cellules B, qui sont les cellules impliquées dans la production d'anticorps. Grâce à ces informations, les chercheurs seront en mesure de mieux comprendre l'impact de la vaccination contre la variole du singe sur le système immunitaire et de déterminer si cette réponse immunitaire persiste deux ans après la vaccination. À terme, cela permettra d'améliorer la conception des vaccins contre des infections telles que la variole du singe et d'élaborer des recommandations en matière de vaccination, notamment sur la nécessité éventuelle de doses de rappel.
Conditions d'éligibilité
Non autorisé
- Incapable de donner son consentement
- Infection antérieure par le virus mpox
Enquêteurs
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Envoyez un courriel à info@ctnplus.ca.
Sites participants
Clinique Médicale L'Actuel
- Montréal, Québec
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