Reprogrammation de médicaments : un médicament contre le VIH pourrait-il contribuer à la lutte contre le COVID-19 ?

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par

Hannah Branch

Depuis le mois de février, le COVID-19 fait la une des journaux du monde entier, et pour cause. Ce nouveau virus s'est propagé à une vitesse sans précédent, et les chercheurs continuent de travailler à la compréhension de tous les modes de transmission, ainsi qu'à la mise au point de traitements et de moyens de prévention potentiels.

En réponse à la nécessité d'approfondir la recherche sur COVID-19, le gouvernement du Canada a financé des études pertinentes. Neuf bénéficiaires sont affiliés à l'université de Toronto, dont le Dr Darrell Tan, chercheur du CTN, pour son étude intitulée "COVID-19 ring-based prevention trial for undermining spread (CORPUS)"(Essai de prévention par anneau de COVID-19 pour enrayer la propagation).

Des études in vitro et sur des animaux ont suggéré que le médicament anti-VIH Kaletra pourrait avoir un effet sur le COVID-19. Le Dr Tan a obtenu une subvention d'un million de dollars pour mener des recherches plus approfondies afin de déterminer si ce médicament pourrait être utile contre le COVID-19 chez l'homme.

"En général, chaque fois que nous essayons de trouver de nouvelles thérapies pour une condition médicale, l'une des façons les plus efficaces de le faire est de trouver des médicaments existants qui pourraient potentiellement être réaffectés", explique-t-il. "En effet, si nous disposons déjà d'un médicament dont nous connaissons très bien les caractéristiques, nous économisons toutes les étapes du développement et de l'évaluation de l'innocuité.

L'essai du Dr Tan utilisera un "modèle en anneau", dans lequel des "anneaux" de personnes ayant été en contact étroit avec des patients atteints de COVID-19 seront identifiés.

Une fois que nous avons identifié un cas, on peut tracer un cercle de contacts étroits autour de ce "cas index" et, bien sûr, ces personnes seraient celles qui courent le plus de risques et donc celles sur lesquelles nous voudrions intervenir le plus immédiatement afin d'empêcher la transmission", explique le Dr Tan.

Les personnes sélectionnées pour l'étude seront assignées de manière aléatoire à un traitement de 14 jours de Kaletra ou de placebo, et seront testées périodiquement pour voir si elles développent le COVID-19.

"Si une intervention s'avère efficace, on peut imaginer que l'on dessine un anneau autour d'une personne et que l'on intervienne sur cet anneau de contacts exposés pour créer un tampon entre l'infection que nous connaissons déjà et le reste de la population", explique le Dr Tan.

Les essais décrits ont été approuvés par Santé Canada dans les 24 heures, ce qui démontre le sérieux et la rapidité des autorités réglementaires lorsqu'il s'agit d'étudier le COVID-19.

Pour lire l'article dans son intégralité, veuillez consulter le site University of Toronto News.

Mme Hannah Branch a rejoint le service de communication à l'automne 2019. Elle est titulaire d'un diplôme en biologie humaine de l'Université de Birmingham et possède plus de huit ans d'expérience dans le domaine des sciences et de la santé. Ayant commencé sa carrière en tant que rédactrice commissionnée de deux revues médicales, Hannah a depuis occupé d'autres fonctions dans le domaine de la communication médicale et des relations publiques, élaborant des supports de formation et des campagnes dans divers domaines des soins de santé.

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