CTN 093 : Névirapine/3TC

Étude internationale de phase III, en double aveugle, randomisée, visant à évaluer la tolérance, la sécurité et l'efficacité de la névirapine dans la prévention des événements cliniques de progression du SIDA ou des décès lorsqu'elle est utilisée en association avec le 3TC et un traitement nucléosidique de fond stable (4 semaines) : Résultats des essais

À propos de l'étude

L'objectif de cette étude était d'évaluer la tolérance, la sécurité et l'efficacité de la névirapine dans la prévention des événements cliniques de progression du SIDA ou des décès lorsqu'elle est utilisée en association avec la lamivudine (3TC) et un traitement nucléosidique de fond.

Approche de l'étude

Cette étude a été conçue en 1995 et comportait les restrictions suivantes : Le traitement nucléosidique de base stable consistait en l'AZT, seul ou en combinaison avec la ddC ou la ddI. L'AZT était obligatoire dans le cadre du traitement de fond et ne pouvait être remplacé par le d4T qu'en cas d'intolérance à l'AZT. Aucune modification du traitement de fond n'était autorisée avant l'apparition d'un critère d'évaluation documenté. Les autres nucléosides, les non-nucléosides et les inhibiteurs de protéase étaient exclus du protocole. Les volontaires ayant reçu du 3TC pendant plus de trois mois ont également été exclus. Les volontaires éligibles ont été randomisés pour recevoir un traitement par 3TC 150 mg bid en ouvert plus névirapine 200 mg une fois par jour (qd) pendant deux semaines, puis 200 mg bid, ou 3TC 150 mg bid en ouvert plus névirapine-placebo qd pendant deux semaines, puis bid. Le recrutement dans cet essai était limité aux volontaires dont le nombre de cellules CD4+ était inférieur ou égal à 200 cellules/mm3.

Population de l'étude

Au cours de l'essai, les résultats d'autres essais, notamment CAESAR, Delta et ACTG 175, ont compromis à la fois le recrutement et la rétention des patients. La conception de l'essai n'a pas permis d'offrir un traitement de pointe. Des modifications ont été apportées au protocole afin d'améliorer les options de traitement pour les participants. En conséquence, la population de l'essai est devenue hétérogène. Seule la moitié des patients qui ont participé à l'essai avaient l'expérience des nucléosides mais n'avaient jamais reçu de 3TC. Ainsi, la capacité à démontrer un bénéfice clinique global de la névirapine en utilisant l'ensemble de la population de l'essai (2256 participants d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Australie et d'Afrique du Sud) est devenue très faible. Au lieu de cela, une analyse a été réalisée sur les cent cinquante-quatre premiers participants naïfs d'antirétroviraux qui n'utilisaient que l'AZT+3TC comme traitement de fond. Ils ont été évalués pour la réponse virale à la névirapine + AZT + 3TC par rapport au placebo + AZT + 3TC. La charge virale moyenne de départ était de 147 pour le groupe névirapine et de 151 pour le groupe placebo, tandis que le nombre moyen de cellules CD4 était respectivement de 86 et 82. La charge virale à l'inclusion était supérieure à 100 000 copies/ml chez 58 % des participants et supérieure à 50 000 chez 75 % d'entre eux.

Résultats

En utilisant la limite de détection (LD) de 400 copies/ml, 86% des patients sous névirapine ont atteint une charge virale inférieure à la limite de détection (BLD), contre 49% des patients sous placebo. Dans le groupe névirapine, 68% des volontaires observés à 12 mois avaient toujours une charge virale inférieure à la limite de détection. La névirapine + AZT + 3TC a été supérieure au placebo + AZT + 3TC pour toutes les comparaisons. La suppression virale en dessous de la limite de détection de 50 à 12 mois chez les patients sous névirapine ayant une charge virale élevée à l'inclusion était au moins aussi favorable que chez les volontaires ayant une charge virale plus faible à l'inclusion (42% de BLD pour les charges virales supérieures à 100 000 ; 55% pour les charges virales inférieures à 100 000).

Conclusions

La névirapine + AZT + 3TC est efficace pour supprimer la charge virale du VIH pendant au moins 12 mois, chez les volontaires présentant une immunodéficience avancée et une charge virale élevée avant traitement. L'effet est aussi important chez les patients ayant une charge virale élevée (>100 000 copies/ml) à l'entrée dans le traitement.

Note : Ces résultats sont tirés d'un résumé soumis à ICAAC 99.

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