CTN 236 : Vaccin contre le HPV chez les filles et les femmes VIH
Étude d'un vaccin à base de particules virales simulées (VLP) contre le HPV chez une cohorte de jeunes filles et de femmes VIH
À propos de l'étude
L'objectif de cette étude est d'évaluer la sécurité et l'immunogénicité du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) chez les filles et les femmes âgées de 9 ans et plus infectées par VIH. L'immunogénicité désigne la capacité d'un traitement à stimuler les différentes réponses du système immunitaire nécessaires pour lutter contre un virus. Plus précisément, cette étude porte sur un vaccin qui protège contre quatre souches de HPV, appelé vaccin quadrivalent (Gardasil). Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont cherché à déterminer les réponses anticorps aux quatre types de HPV couverts par le vaccin, le taux d’effets indésirables chez les jeunes filles et les femmes après l’administration du Gardasil, et, à titre secondaire, l’efficacité du vaccin dans la prévention du cancer du col de l’utérus et des verrues génitales associés au HPV chez les femmes vivant avec VIH. La phase initiale de cette recherche comprenait huit visites prévues, à commencer par trois visites de vaccination au cours desquelles une injection contenant 0,5 ml de vaccin a été administrée aux participantes. Les participantes ont fait l’objet d’un suivi pendant environ 24 mois après la première dose de vaccin. Une étude de suivi secondaire est en cours afin d’examiner la réponse à long terme au vaccin contre le HPV sur une période supplémentaire de trois ans.
À propos de la maladie
Le HPV est très répandu et compte environ 30 types différents qui infectent la région génitale. Le HPV est la principale cause du cancer du col de l’utérus et des verrues génitales, même si seul un petit nombre de personnes infectées par le HPV développeront un cancer du col de l’utérus ou des verrues génitales. Le HPV se transmet par contact cutané étroit et/ou par voie sexuelle. On observe chez les femmes VIH des taux plus élevés de HPV et une progression plus rapide vers le cancer du col de l'utérus, ce qui serait dû à une diminution de la fonction immunitaire. De plus, les femmes VIH porteuses du HPV peuvent souffrir de formes graves de verrues génitales très difficiles à traiter.
Approche de l'étude
Le vaccin qHPV protège contre les nouvelles infections par quatre types de HPV : deux de ces types sont associés aux verrues génitales, tandis que les deux autres sont des types de HPV à haut risque, cancérigènes. Des études antérieures sur le qHPV ont démontré une protection efficace contre ces types de HPV chez les filles et les femmes VIH qui n’avaient jamais été exposées auparavant aux quatre types de HPV contre lesquels le vaccin protège. Au début de l’étude CTN 236, aucune étude antérieure n’avait évalué la sécurité et l’efficacité du qHPV chez les personnes VIH. Les chercheurs cherchent à déterminer si les jeunes filles et les femmes VIH être protégées contre certains ou tous les types de VPH contre lesquels le vaccin offre une protection. Le recrutement pour la phase initiale de l’étude CTN 236 est désormais clos. Actuellement, la phase secondaire de l’étude CTN 236 recrute des femmes ayant participé à l’étude initiale. Cette étude de suivi à long terme évaluera la capacité du vaccin Gardasil à maintenir une réponse immunitaire protectrice contre quatre souches de HPV chez les jeunes filles et les femmes VIH sur une période supplémentaire de 3 ans (3 visites de suivi).
Résultats
Les résultats de laphase initialede l’étude ont montré que les femmes vivant avec VIH une réponse immunitaire au vaccin contre le HPV de type qHPV comparable à celle observée chez les femmes VIH selon les données publiées. L’étude a mis en évidence l’impact de la charge VIH sur la réponse immunitaire au vaccin contre le HPV. Le Dr Money et son équipe ont constaté que les femmes dont la charge VIH était totalement maîtrisée présentaient une meilleure réponse immunitaire que celles dont la charge virale n'était pas totalement maîtrisée. L'étude a également montré que ce vaccin pourrait être bénéfique pour les femmes plus âgées vivant avec VIH, qui dépassent la tranche d'âge habituellement visée par la vaccination.
Unedeuxième étudeanalysant les données relatives à des filles âgées de 9 à 13 ans vivant avec VIH la même cohorte a montré que leur réponse immunitaire au vaccin était plus faible que celle de leurs camarades VIH. Tant chez les filles que chez les femmes, la suppression virologique du VIH une réponse immunitaire plus forte au vaccin.
Un article complémentaire publié à l'été 2018 a démontré l'efficacité du vaccin sur une période de deux ans.Cette publicationa montré que le taux d'infection par le HPV avait considérablement diminué par rapport aux taux observés chez les femmes non vaccinées vivant avec VIH.
L'équipe de recherche a ensuite étudié l'impact que pourrait avoir le calendrier de vaccination par le vaccin qHPV sur la réponse immunitaire chez les jeunes filles et les femmes vivant avec VIH, car un calendrier efficace pourrait favoriser l'accessibilité et la faisabilité de la vaccination contre le HPV à l'échelle mondiale. Leurs travaux ont montré que les différents espacements entre les doses du vaccin qHPV n'avaient pas d'impact significatif sur la réponse immunitaire.
En analysant les données issues des tests effectués avant la vaccination, les chercheursont constatéque les participantes à l'étude présentaient un large éventail de types de VPH potentiellement cancérigènes, ce qui souligne l'importance du dépistage du cancer du col de l'utérus dépistage ces femmes et ces jeunes filles. Les données recueillies après la vaccinationont montréque certaines des femmes et des jeunes filles participant à l'étude continuaient à présenter des infections à VPH dues à des types de virus non couverts par les vaccins disponibles, ce qui démontre l'importance de poursuivre dépistage la vaccination.
Plus récemment, les chercheurs ont cherché à déterminer si le microbiome vaginal ou l’infection par le virus de l’herpès simplex de type 2 (HSV-2) étaient associés à des issues liées au HPV, notamment son incidence et sa persistance. Ils ont constaté qu’il pourrait exister une faible association entre le microbiome vaginal (certaines espèces microbiennes, notamment Gardnerella, Porphyromonas et Prevotella) et l’infection par le HPV. De plus, bien qu’il ait été établi que l’infection par le HSV-2 était fréquente chez les femmes vivant avec VIH, elle n’était pas associée aux issues liées au HPV. En revanche, la prise de médicaments anti-HSV (un marqueur d’une infection active par le HSV) était associée à la détection d’un plus grand nombre de types de HPV et à un risque accru de lésions précancéreuses.
Informations complémentaires
Si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur cette étude clinique, veuillez vous adresser à un site participant ou au responsable national du projet :
Nancy Lipsky
nlipsky@cw.bc.ca
604-875-2424 Ext. 4877
Contexte
Le HPV est très répandu et compte environ 30 types différents qui infectent la région génitale. Le HPV est la principale cause du cancer du col de l’utérus et des verrues génitales, même si seul un petit nombre de personnes infectées par le HPV développeront un cancer du col de l’utérus ou des verrues génitales. Le HPV se transmet par contact cutané étroit et/ou par voie sexuelle. On observe chez les femmes VIH des taux plus élevés de HPV et une progression plus rapide vers le cancer du col de l'utérus, ce qui serait dû à une diminution de la fonction immunitaire. De plus, les femmes VIH porteuses du HPV peuvent souffrir de formes graves de verrues génitales très difficiles à traiter.
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Approche de l'étude
Le vaccin qHPV protège contre les nouvelles infections par quatre types de HPV : deux de ces types sont associés aux verrues génitales, tandis que les deux autres sont des types de HPV à haut risque, cancérigènes. Des études antérieures sur le qHPV ont démontré une protection efficace contre ces types de HPV chez les filles et les femmes VIH qui n’avaient jamais été exposées auparavant aux quatre types de HPV contre lesquels le vaccin protège. Au début de l’étude CTN 236, aucune étude antérieure n’avait évalué la sécurité et l’efficacité du qHPV chez les personnes VIH. Les chercheurs cherchent à déterminer si les jeunes filles et les femmes VIH être protégées contre certains ou tous les types de VPH contre lesquels le vaccin offre une protection. Le recrutement pour la phase initiale de l’étude CTN 236 est désormais clos. Actuellement, la phase secondaire de l’étude CTN 236 recrute des femmes ayant participé à l’étude initiale. Cette étude de suivi à long terme évaluera la capacité du vaccin Gardasil à maintenir une réponse immunitaire protectrice contre quatre souches de HPV chez les jeunes filles et les femmes VIH sur une période supplémentaire de 3 ans (3 visites de suivi).
Laboratoires participants :
BC Cancer Agency (Cytologie)
British Columbia Centre for Disease Control (manipulation de la cytologie)
Laboratoire du Dr François Coutlee, Université de Montréal (ADN HPV)
Laboratoire du Dr Janet Hill, Université de la Saskatchewan (tests du microbiome vaginal)
Dr Janet Raboud, Réseau de santé universitaire (statistiques)
Réseau canadien VIH (gestion des données)
Merck / Laboratoires PPD (test d'anticorps anti-HPV)
Enquêteurs
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Sites participants
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Clinique des maladies infectieuses de St. Paul
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Clinique médicale Maple Leaf
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Hôpital universitaire McMaster
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Hôpital général de Kingston
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Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario
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Programme VIH
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Hôpital de Montréal pour enfants
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