CTNPT 027 : l'étude sur les lilas

L'effet de la metformine sur la taille du réservoir du VIH chez les patients non diabétiques traités par ART

À propos de l'étude

Les médicaments antirétroviraux ont permis d'améliorer la santé des personnes vivant avec le VIH, mais ces dernières connaissent encore des complications persistantes, même si elles répondent bien au traitement.

Ces complications sont en partie dues à l'inflammation chronique et au VIH qui reste caché dans les cellules immunitaires, ce que l'on appelle un réservoir viral. Cette étude évalue la capacité de la metformine, un médicament utilisé pour traiter le diabète de type 2, à améliorer la fonction immunitaire et à réduire la taille du réservoir viral du VIH.

Contexte

L'augmentation des complications de santé à long terme observée chez les personnes traitées pour le VIH est le résultat d'un certain nombre de facteurs. Certains de ces problèmes de santé sont dus aux réservoirs viraux, à l'activation persistante du système immunitaire et aux changements bactériens dans l'intestin.

La metformine, le médicament le plus populaire pour traiter le diabète de type 2, est bien tolérée et n'a pas d'effets secondaires majeurs. Elle a été associée à la lutte contre le vieillissement et à la réduction du poids chez les personnes non diabétiques. La metformine peut améliorer le rétablissement du système immunitaire chez les personnes vivant avec le VIH qui suivent un traitement antirétroviral. Chez les personnes ne vivant pas avec le VIH, il a également été démontré qu'elle avait un impact positif sur les microbes de l'intestin et qu'elle réduisait l'inflammation, ce qui pourrait contribuer à améliorer la santé à long terme des personnes vivant avec le VIH.

Approche de l'étude

Cette étude de 24 semaines a inclus 23 participants. La metformine a été prise sous forme de pilule deux fois par jour pendant les 12 premières semaines de l'étude. Les participants à l'étude ont continué à prendre leur traitement antirétroviral pendant toute la période de l'étude de 24 semaines. Des tests ont été effectués au début, à 12 semaines et à 24 semaines de l'étude. Cela permet aux chercheurs d'évaluer l'impact de la prise de metformine sur la fonction immunitaire et de déterminer si les effets du médicament se poursuivent après l'arrêt du traitement.


Résultats

Le régime de traitement de l'étude a réduit le poids des participants, indépendamment des changements de régime alimentaire ou d'activité physique. La metformine n'a pas affecté le nombre de lymphocytes T CD4 ou CD8, ni le rapport CD4/CD8. L'analyse d'échantillons de sang et de selles a montré qu'un traitement de 12 semaines à la metformine favorisait l'apparition de microbes bénéfiques dans le microbiote, avec une légère réduction de certains marqueurs d'inflammation. On a également constaté que la metformine diminuait de manière significative l'activation/phosphorylation de la rapamycine (mTOR), qui est un régulateur clé du métabolisme cellulaire et de la transcription du VIH.


Conclusion

En tant qu'essai pilote, les résultats de CTNPT 027 indiquent les bénéfices potentiels de la metformine ; des essais cliniques plus importants avec un traitement plus long sont nécessaires pour étudier plus avant le rôle de la metformine dans la réduction de l'inflammation et du risque de comorbidités chez les personnes vivant avec le VIH et recevant un traitement antirétroviral.

Enquêteurs

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