CTN 112 : DMP 266 plus Indinavir
Étude multicentrique de phase III, en double aveugle et contrôlée par placebo, Étude multicentrique évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association du DMP 266 et de l'indinavir par rapport à l'indinavir seul chez des patients VIH sous traitement par analogues nucléosidiques (INTI) : résultats de l'essai
À propos de l'étude
Évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association du DMP 266 et de l'indinavir par rapport à l'indinavir seul chez des volontaires VIH et sous traitement par analogues nucléosidiques (INTI). Identifier les différences dans la proportion de volontaires présentant une charge virale inférieure à 400 copies/ml à 24 semaines. Évaluer la sécurité et la tolérance de l'éfavirenz en association avec l'indinavir et les INTI.
Approche de l'étude
Dans cette étude ouverte, les volontaires ont été répartis au hasard pour recevoir :
- DMP 266 (600 mg une fois par jour) plus indinavir (1 000 mg toutes les huit heures) OU
- AZT (300 mg) et 3TC (150 mg) toutes les 12 heures plus indinavir (800 mg toutes les huit heures) OU
- DMP 266 (600 mg une fois par jour) plus AZT (300 mg) et 3TC (150 mg) toutes les 12 heures.
Population de l'étude
À l’échelle internationale, 450 volontaires au total, n’ayant jamais été traités auparavant par la lamivudine ni par aucun inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse ou inhibiteur de protéase, ont été recrutés dans le cadre de cette étude entre janvier et septembre 1997. L’étude a retenu des volontaires présentant, au départ, un nombre de cellules CD4 supérieur à 50 cellules/mm³ et une charge virale plasmatique VIH supérieure à 10 000 copies/ml. Les caractéristiques initiales des participants étaient similaires dans les trois groupes. Le nombre moyen de cellules CD4 était de 345 cellules/mm³, avec une fourchette comprise entre 22 et 1 234. La charge virale moyenne était de 58 884 copies/ml, avec une fourchette comprise entre 2 239 et 9 549 926. La plupart des participants n’avaient jamais reçu de traitement antirétroviral auparavant.
Résultats
Une analyse en intention de traiter (la plus prudente) a montré que la suppression de l’ARN VIH plasmatique à des niveaux indétectables avait été obtenue chez un plus grand nombre de participants du groupe traité par l’éfavirenz associé à des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse que dans le groupe traité par l’indinavir associé à des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (70 % contre 48 %). L’efficacité du schéma thérapeutique associant l’éfavirenz et l’indinavir était similaire (53 %) à celle du schéma associant l’indinavir, la zidovudine et la lamivudine. Le nombre de cellules CD4 a augmenté de manière significative avec toutes les associations (fourchette d’augmentation : 180 à 201 cellules/mm³). Le nombre de volontaires ayant interrompu le traitement en raison d’effets indésirables était plus élevé dans le groupe recevant de l’indinavir et deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse que dans le groupe recevant de l’éfavirenz et deux inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (43 % contre 27 %).
Conclusions
L'association d'éfavirenz, de zidovudine et de lamivudine, utilisée comme traitement antirétroviral chez les adultes VIH, présente une activité antivirale supérieure et est mieux tolérée que l'association d'indinavir, de zidovudine et de lamivudine.
Note : Ces résultats sont tirés d'un article paru dans le New England Journal of Medicine (N Engl J Med 1999;341:1865-73).


